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QUESTION ORALE

28 janvier 2010

Caroline Persoons interpelle le Secrétaire d'Etat aux affaires européennes sur la valorisation du français comme langue usuelle durant le Présidence belge de l'Union européenne.

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

Nous avons pu lire dans la presse de la semaine dernière que Jean-Pierre Raffarin, actuel représentant personnel du président de la République française pour la Francophonie, a plaidé à Bruxelles la cause de la pratique de la langue française au sein des institutions de l'Union européenne.

Dans la perspective prochaine de la Présidence belge de l’Union européenne, je crois essentiel de se préoccuper de cette question du recul progressif de la langue française comme langue «véhiculaire» de l’Union européenne  au détriment de l’anglais.

En effet, tous les fonctionnaires de l’Union européenne communiquent normalement en français et en anglais, ces deux langues «véhiculaires» étant celles des versions de la plupart des documents.

Or, des échos directs me sont parvenus de plusieurs instances, dont notamment d’Agences dépendant de la Commission européenne telles que l’Agence Executive Recherche (REA) qui gère pas moins de 20 % du 7eme programme cadre de la Commission et  qui a adopté l’anglais comme langue véhiculaire exclusive dans toute sa communication externe et interne (site internet, magazine à l’attention du personnel de l’Agence,…).

Cet exemple ponctuel et alarmant montre qu’assurément l’anglais prend de plus en plus d’importance au sein de l’Union européenne comme langue véhiculaire et/ou de travail.

Notre pays, dont le français est l’une des langues officielles et qui est présent à chaque sommet de la Francophonie, se doit d’avoir une position non de repli mais bien proactive pour promouvoir la place du française, et ce spécialement en vue de la prochaine Présidence.

Il ne s’agit pas d’un combat d’arrière-garde, ni subalterne: c’est un combat culturel qui nous concerne tous, et ce faisant, il ne s’agit pas de rejeter la langue anglaise mais bien de faire valoir le plurilinguisme et la place du français. Même si les aspects économiques, sociaux , et environnementaux occuperont logiquement le devant de la scène durant ces six mois de présidence, penser, agir et promouvoir la place du français comme langue «véhiculaire» des institutions européennes constitue une combat politique, culturel, social important.

En conséquence, Monsieur le Secrétaire d’Etat peut-il me faire savoir:

  • quel est son point de vue en la matière
  • si il existe une politique spécifique qui sera menée durant la présidence belge afin de valoriser la langue française comme langue véhiculaire de l’UE et dans l’affirmative, quels en sont les grands axes?

Caroline PERSOONS

 

 
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